dimanche 21 mai 2017

Un spectacle qui ne me rassure pas




Je ne me souviens pas avoir été aussi trouille trouille étant de petite. Je pouvais rester à regarder les éclaires tomber du ciel, je comptais les secondes comme le ferait un scout pour savoir à quelle distance se trouve l'orage. Mais maintenant quand je compte, une tension stressante monte petit à petit dans mon corps. Je ne regarde plus avec autant d'admiration ce spectacle offert par la nature. 


Je pense que cette peur remonte à la fois où à 12 ans j'ai vu l'éclair se zébrer dans un grondement sourd devant moi. Quand je dis devant moi, j'abuse peut-être un soupçon. Nous étions en Bourgogne sur le haut d'une colline, dans une maison entouré de vignes. Il faisait une chaleur à mourir, une chaleur écrasante presque oprésente. Tout le monde pensait que l'orage allait éclater d'ici peut, mais nous étions à l'abri sous la terrasse couverte de la maison. Le hic c'est que tout le monde savaient à quoi s'attendre avec cet orage d'été, sauf moi. 

J'ai été frappé par la foudre, au sens figuré bien sûr, mais on peut le dire j'ai reçu un coup de foudre ce jour-là. Un éclair blanc est descendu du ciel, je pourrai encore le dessiner tel qu'il était ! Il se détachait nettement sur ce fond gris bleu. Dans un grondement sourd, il a frappé de sa rage les vignes en face de moi. Dans un tremblement, un grondement venu des profondeurs de la terre ou du ciel, je n'ai pas su en faire la distinction, j'ai sursauté comme frappée par un choc électrique. J'ai eu le sentiment, qu'en tendant la main, j'aurais pu le toucher. Je suis restée quelques instants muette, à bout de souffle, sous le regard amusés des adultes. 


Depuis ce jour, j'appréhende les orages, surtout ceux d'été. Ils sont prévisibles, le temps est lourd, on a l'étrange sensation que le ciel se rapproche de la terre mais ils sont en même temps imprévisibles. On les attend, un certain temps, et c'est quand on oublie leur arrivé, qu'ils frappent. Ils grondent, frappent, tournent, vont et viennent. Tel un feu d'artifice, ils éclairent le ciel dans une symphonie particulière. La nature nous offre pendant un temps son spectacle improvisé. 
Les grondements, craquements, m'inquiète mais on le sait, ce n'est pas le plus dangereux. Et mon cerveau stressé arrive encore à faire la part des choses. Mais quand l'éclair se dessine, je m'arrête instinctivement de bouger, même de respirer... Comptant les secondes et soufflant quand le son arrive et que je suis à plus de 5 secondes au niveau de mon compteur. 
Petite anecdote rien que pour vous, lors de ma première saison d'été au Fu', l' un de ces orages fourbes d'été a frappé. Sauf que je ne pouvais pas courir me protéger sous ma couette ! Heureusement je n'étais pas seul au point info mes collègues étaient là avec moi. Vous auriez dû me voir en pls derrière le bureau du point info, priant que tout cela s'arrête dans les plus brefs délais. L'un de mes collègues m'en courage, me rassure, j'arrive à me détendre, à reprendre un rythme cardiaque presque normal, me concentrant sur ma respiration. Et là pimpin de collègue qui me dit sur le ton de la rigolade "- Oh ne t'en fais pas, tu as de bon para tonnerre entre la gyrotour et l'aerobar, on est pile au milieu !" Si j'avais pu, je lui aurais fait très mal ! Mais ma panique était revenue... 
Maintenant, j'essaye de relativiser et de respirer longtemps et calmement. 


Mais il n'y a pas que des mauvaises choses. Souvent une pluie fine, fraîche met un point final au concert. Une pluie qui semble vouloir rassurer, refroidir l'atmosphère. Que j'aime offrir mon visage aux gouttes du ciel. 


Et vous, avez-vous des peurs ? De l'orage ou autre ? Je vous fais pleins de bisous, prenez soin de vous, Kiss !

Ps : Photos Pixabay

1 commentaire:

  1. Cc, je crois que je suis la seule personne à aimé l'orage. Je dors bien. Et j'en garde de bons souvenirs, avec ma mère on se mettait sur le balcon on attendait les éclairs parce qu'on trouvait ça beau. En même temps je suis antillaise alors les tempêtes tropicales je suis habituée ☺

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